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Après avoir rencontré des difficultés lors des deux premiers Grands Prix, Simon Beaulieu et sa Ferrari reviennent en force. Le champion du monde a remporté la troisième manche du championnat de Formule Un de Grand Prix Québec qui se tenait, dimanche dernier, en Turquie. Le pilote a pris la tête après quelques tours pour ne l’abandonner que lors de son arrêt aux puits. Avec cette victoire, le champion du monde 2010-2011 prend la tête du championnat des pilotes. Il profite des difficultés de ses adversaires directs pour creuser l’écart, notamment sur Michel Berthiaume qui a connu une qualification difficile, une course tout aussi laborieuse où il a dû sans cesse se battre. Pour leur part, Vincent Letellier et Mario Perreault restent à quelques encablures, terminant respectivement deuxième et troisième.
Se tenant deux semaines plus tard que prévu à la suite de problèmes techniques, la course sur le circuit d’Istanbul Park restera marquante pour différentes raisons. Après de nombreux tours en piste lors des essais privés, les pilotes en avaient marre de ronger leur frein et ils avaient hâte d’en découdre une fois pour toutes. La qualification n’avait pas été lancée que trois pilotes déclaraient forfait : Stéphane Éthier (McLaren Mercedes), vainqueur du premier Grand Prix, Daniel Ranger (Mercedes) et la recrue Jean Beltrami (HRT). L’épreuve s’annonçait des plus éprouvantes, notamment pour les pneus qui s’usaient prématurément sur le bitume de ce circuit construit par le célèbre ingénieur allemand Hermann Tilke. On parlait d’un arrêt, certains de deux, voire même de trois.
Chose certaine, au cours des dernières semaines, les pilotes des différentes équipes avaient eu largement le temps de tester différents types de réglages en vue de tirer leur épingle du jeu lors de la soirée de la course.
Le départ sera le théâtre d’un carambolage qui éliminera dès les premiers instants la McLaren Mercedes de Guy Lavoie, la Lotus Racing de Laurent Hotte et la Force India de Yannick Mailhot. Plusieurs autres pilotes en seront aussi victimes, endommageant leur monoplace. Ils devront faire un passage aux puits pour réparer le tout. Les plus chanceux pourront poursuivre, espérant que les dommages ne les handicaperont pas trop en course. Mario Perreault et sa Williams effectuent un bon départ et se pointent en tête dès le premier tour. Il est suivi de Simon Beaulieu et de Vincent Letellier qui partait pourtant de la pôle position (1:27:379). Après le premier tour, ils sont suivis par François Chênevert, Stéphane Ferland, Dave Jesse, Mario Beaulieu et Michel Boulanger.
Rapide avec ses nombreux enchaînements, le circuit de Turquie avec son virage 8 (une suite de quatre virages pris à fond délicats à négocier) — qui est très apprécié des pilotes — ne facilite pas pour autant les dépassements, et ce, même si les pilotes disposent de nombreux dégagements en cas d’erreur. La course se déroule sans grande histoire pour plusieurs d'entre eux. Plus souvent qu'autrement, on assiste à un cortège de voitures.
En avant, Beaulieu roule à sa main. Letellier l’a pris en chasse, espérant l’erreur, le suivant comme son ombre. À la mi-course, les arrêts aux puits permettent au pilote de la Ferrari de prendre le large. La Red Bull sort derrière la Mercedes de Ferland qui fait une excellente course. Ce dernier ne s’arrêtera qu’au 22e tour pour changer ses pneus. Presque un record de longévité tant les gommes sont sollicitées sur ce circuit! À partir de là, l’écart entre le meneur et son pourchassant passera de 11 secondes à presque 20 en fin de course. Perreault et Ferland suivent dans l’ordre, faisant des courses en solitaire, tentant de rallier l'arrivée.
C’est derrière que se livrent les plus belles batailles avec notamment les pilotes des Lotus Racing. Chênevert et Boulanger débordent d'énergie. Viennent se mêler à ce duo d’enfer (ou en vert) les Dave Jesse, en difficulté avec ses pneus, Mario Beaulieu, Patrick Lalancette et Michel Berthiaume qui sont en pleine remontée. Les pilotes s’échangeront leur position, se faisant la lutte âprement, profitant d’une erreur de leur adversaire pour gagner une position. Le virage 6 causera plusieurs maux de tête, surtout avec l’usure des pneus. Les virages 9 et 12 seront le théâtre de plusieurs tentatives de dépassement. Les retardataires amèneront des pilotes en quête de positions à prendre des risques, dans l’espoir de se donner un avantage pour la suite de la course.
Ce n’est qu’à partir de la mi-course que les positions vont se stabiliser entre ces différents pilotes. La situation n’a rien de surprenant : plusieurs espèrent joindre l’arrivée sans devoir effectuer un autre arrêt aux puits pour changer leurs pneus.
Derrière eux se pointent sous le drapeau à damier Daniel Jacques (Toro Rosso), Antoine Lavoie (McLaren Mercedes) et Michel Harper (Lotus Renault) qui ont connu des fortunes diverses.
Un autre Grand Prix passionnant que plusieurs pilotes — surtout ceux qui ont connu des contre-performances — voudront mettre derrière eux. Ils voudront sûrement se refaire la semaine prochaine, lors du Grand Prix de Barcelone en Espagne.
Hasta pronto!
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